chaos organisé, rock en état d’urgence
Ça commence souvent par un grondement. Un larsen discret, une basse qui cherche ses appuis, comme une bête qui se réveille. Sur scène, pas de paillettes ni de postures millimétrées : Syndrome Bazar débarque avec ses cicatrices, ses colères et ses éclats de tendresse. Ici, on ne joue pas pour la frime, on joue pour dire – pour balancer en pleine face la réalité telle qu’elle nous traverse.
Les textes cognent, c’est certain, mais il y a toujours un souffle d’humanité derrière chaque riff. Syndrome Bazar, c’est un cri collectif, un appel à rallier les écorchés, les lucides, ceux qui savent que la musique peut sauver une soirée, une semaine, une vie entière. Le groupe est né quelque part entre la rage punk, le rock des rues et les lendemains de manif ; mais il n’a jamais cessé de chercher la mélodie qui caresse là où les mots tranchent.
Assister à un concert de Syndrome Bazar, c’est se retrouver au milieu d’un champ de bataille qui sent la bière renversée et la sincérité brute. Pas de barrière entre le public et la scène : la musique est une gifle tendre, une main tendue. On en ressort sonné mais vivant, avec ce sentiment étrange qu’on a partagé bien plus qu’un set de rock.
Le groupe continue de tracer sa route, loin des majors, près des gens. L’album Nostalgie en est la preuve : des chansons qui sonnent comme des polaroids un peu brûlés, des bouts de vies alignés en accords mineurs. Et au fond, c’est ça, Syndrome Bazar : une collection de cicatrices musicales qu’on porte fièrement comme des tatouages invisibles.
Xavier à la guitare et aux chœurs, inSolo au chant et au clavier et machines, les sons peuvent traîner du côté des Beruriers Noirs comme glisser vers le
dance floor sans soucis, on passe d'ambiance festive à des moments graves et tendus ...
Mais le meilleur moyen de se rendre compte de l’étendue du bazar c'est de venir écouter ...
Entrée à prix libre pour les artistes. Bar et petite restauration pendant le concert.